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L'orgue de Barbarie invite à un voyage dans le temps.

Pourquoi l'orgue de Barbarie?

L'orgue de Barbarie est un symbole: quand la chanson est dans la rue, elle est libre. Libre d'être chantée et d'être entendue, sans disque, sans studio d'enregistrement, sans campagne publicitaire.

C'est aussi un objet magique: l'orgue pneumatique à flûte fonctionne avec des cartons perforés. Sans eux il n'est rien. Ils sont à la fois ses partitions et ses musiciens. Les trous libèrent l'air dans les tuyaux des flûtes qui se mettent à jouer. Mais si la manivelle ne tourne pas, le carton n'avance pas. Mais où est donc le musicien?

Le musicien  c'est d'abord le "noteur de cartons", celui qui fait l'arrangement de la chanson et qui traduit chaque note par un trou. Il passe ensuite la main au tourneur de manivelle, qui donnera une dernière touche personnelle en accélérant ou ralentissant le passage du carton dans l'orgue, selon l'interprétation voulue.

Sa magie

L’orgue de Barbarie invite à reprendre le temps de chanter dans un monde où tout va trop vite. Il transforme les chansons d'hier en chansons d'aujourd'hui. Il change les trous d'air en notes de musique. Ses mélodies viennent de l'espace vide.

Une invitation à la rêverie

L’orgue de Barbarie invite à un instant de rêverie et de poésie, une échappée belle au-delà des mots, un moment de partage en chansons.

Une chanson c'est tout une histoire
Qu'est-ce que pour vous chanter?

Les chansons invitent chacun de nous à se retrouver dans la couleur d'un mot, dans la chaleur d'un silence. A leur manière elles nous emmènent dans un tourbillon au-delà des mots, comme un écho du passé qui rejaillit en chacun de nous de manière singulière. Elles nous invitent dans un voyage au creux des mots, dans l'espace entre les lignes.

Chanter c’est ne jamais cesser d’espérer, c’est donner place à l’indicible, faire avec l’invisible, faire avec soit et les autres ; chanter c’est partager, rire et pleurer ; chanter c’est avant tout du bonheur, des rencontres, des mots qui s’envolent, se colorent et se transforment dans un moment chaleureux, poétique et féérique.

Histoire de...

Le goût de la chanson et de l'interprétation me suit depuis toujours. J’ai commencé à chanter à l’âge de 14 ans, dans différents festivals d’orgue de Barbarie à travers la France et l’Italie.

Puis j'ai roulé ma bosse en jouant dans différents films ainsi qu'au théâtre quand un jour l'orgue de Barbarie est revenu à moi, m'invitant à suivre sa voix pour trouver la mienne.

 

Le journaliste: la course aux tubes, au profit et à l'Audimat n'annonce t-elle pas la fin de la chanson d'auteur?

Laura: non, car tant que des interprètes donneront leur voix aux auteurs et qu'ils trouveront des lieux où se produire, ils seront chantés. La chanson n' a pas besoin du disque ni de la télé pour exister. Elle a juste besoin d'un corps.

Laura des notes en Barbarie!

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